Vous connaissez Bat For Lashes ? Vraiment bon, un peu sombre mais vraiment bon.
Voilà. Deuxième semaine de partiels entamée. Encore 4. Partiels je veux dire. Je suis dopée à un ensemble de drogues licites: café, cigarette et guronsan, et même avec ça, je tombe de sommeil.
J'ai recommencé mon complexe d'abandonnisme. Nommé K. Gentil, original, intéressant. J'ai tout fait pour m'attacher le moins possible. Loin, compliqué, tout ça. Mais j'aimais bien lui parler de nos délires communs. J'ai vraiment cru que c'était réciproque. Sauf qu'il m'a raconté des cracks pour m'apprendre des choses. A moi de découvrir lesquels. Et paf le syndrome! Et paf le garçon qui fuit comme tous les précédents. Habituel. Mais ça va, même si je déteste toujours autant quand quelqu'un s'en va de ma vie. Juste un peu déçue. Je l'ai pas recontacté d'ailleurs. Après une dernière conversation un peu étrange. J'aurais aimé comprendre, mais je cherche plus. Fatiguée je suis.
Soit dit en passant j'ai les yeux tellement flingués par les cours lus à la dernière minute que je vois plus très clair. Je vais aller dormir d'ailleurs. Fatiguée je suis.
Si quelqu'un ne m'ouvre pas son âme, si quelqu'un ne veut pas tout me dire, ne plus rien me cacher, alors je dois apprendre à laisser aller, à ne pas insister à tort et à travers, juste... passer au delà.
Parce que ne pas être seule sur cette terre, ça ne dépend pas que de moi.
Aujourd'hui, ça me paraît surréaliste toute cette histoire.
Cette soirée là, dans ce petit restau, on a parlé de tout et de rien pendant des heures, juste pour faire durer la nuit. Ses cheveux longs attachés sur sa nuque, son petit sourire en coin, ses longs doigts roulant clope sur clope, sa présence chaude et rassurante en cette période de ma vie si froide et distante. Tous ces détails resteront gravés dans ma mémoire, à la manière d'une nuit qui demeurera la référence ultime pour beaucoup d'autres premiers soirs à l'avenir. Moi petite chose fragile me suis sentie vivre pour la première fois depuis une éternité, alors que ce beau jeune homme me regardait comme s'il ne restait plus que nous sur terre. Il me voulait, c'était ça la différence.
Un peu plus tard, on est sorti dans le froid mordant qui m'a parut presque salutaire en comparaison de la chaleur qui m'habitait depuis ces quelques heures. Et puis au beau milieu du trajet jusqu'à sa voiture, alors qu'on se taquinait, qu'on se cherchait du regard, qu'on se touchait maladroitement du bout des doigts, il s'est arrêté, alors moi aussi. Il a passé sa main contre ma joue, avec cette fermeté dans le geste qui le caractérise, puis il a attrapé ma nuque en me regardant droit dans les yeux, j'étais la plus belle chose sur cette planète. Et il m'a embrassée.
Ce soir là, en refermant ma porte, en me déshabillant, en me roulant en boule sous ma couette, je me sentais différente. Je ne réalisais pas encore que ce baiser allait être le premier pas d'un long périple, mais je savais qu'il avait changé quelque chose dans ma route, j'avais bifurqué sur un chemin sans doute dangereux, mais qui me ferait vivre intensément, avec un goût démesuré pour la passion, et ce pour le temps qu'il me restait à vivre.
- Georges Feydeau
Tout a commencé un frais après midi d’hiver, une fin d’après midi pour être précis. Un gros projet pour la fac m’avait obligée à rester travailler avec deux amies dans le hall du bâtiment des sciences. L’entrée plutôt impressionnante était desservie par deux immenses couloirs de chaque côté rejoignant les ailes qui donnaient accès aux amphis et salles de TD. Je me trouvais alors dans le couloir de gauche, sur une des petites tables de jardins où les étudiants avaient l’habitude de travailler, et surtout profiter de l’accès gratuit à internet. Mes deux binômes de TD venaient de partir, et pour une fois, le couloir n’était pas glacial malgré les immenses baies vitrées ouvertes sur le campus qui obligeaient en général à chauffer de nombreuses semaines avant d’atteindre une température correcte dans ce fichu bâtiment central. J’avais donc décidé de ne pas perdre mon élan en rentrant chez moi dans le vent et la neige et de rester fignoler le rapport sur mon ordinateur. Ma concentration était telle que je n’ai même pas remarqué que je n’étais pas seule dans ce hall, et que quelqu’un s’était approché de ma table, de très très près même. J’ai relevé la tête mais, les écouteurs sur les oreilles, n’ai pas entendu un traître mot de ce qu’il me disait. Par « il » j’entends un immense garçon très brun à la peau mat, de plutôt jolis yeux et un sourire. J’ôtais mes écouteurs dans un mouvement mi-gêné mi-empressé et m’excusait en le priant de répéter ce qu’il venait de dire.
- Tu veux un café ? T’as l’air tellement sérieuse, je me suis dit qu’un café te ferait du bien.
Il paraîtrait que quand je ne comprends pas ce qu’il m’arrive, j’ai une expression tout à fait caractéristique sur le visage, qui trahi mon désarroi face à cet individu qui me veut je ne sais quoi tandis que mon cerveau tente tant bien que mal de traiter l’information rapidement. Un mélange de biche apeurée et de pur embarras qui me font passer pour une idiote finie. Bizarrement, le garçon n’a pas eu l’air effrayé vu qu’il était encore là à attendre ma réponse.
- Euh, un café ? Euh oui merci c’est gentil.
J’étais bien sûr rouge comme une pivoine. Il s’est éloigné vers la machine à café, ma grande copine des inter-cours, avec un léger sourire et j’en ai alors profité pour l’observer par-dessus mes lunettes, l’air de continuer à travailler. De loin, il paraissait encore plus immense et j’estimais même sa taille à quasi 2 mètres. Un petit air débraillé avec sa chemise juste entrouverte sur son torse et son pantalon large. Sa carrure était presque aussi impressionnante que sa taille, et ses épaules imposantes ajoutaient encore de l’intérêt à son grand corps élancé. Ajoutez à ça le caramel de sa peau et il avait tout pour me faire craquer, et pas que moi d’ailleurs.
D’où la grande question de la journée, que diantre ce garçon me voulait-il ?
Il est alors revenu vers moi les cafés dans les mains, et ses yeux dans les miens. Il ne m’a pas lâché du regard, dieu que ça peut être troublant un regard d’homme. Tassée au fond de mon fauteuil, je devais avoir l’air totalement décontenancée, mais il ne m’en tint pas rigueur et débuta la conversation :
- Alors gros projet ? T’es dans quelle section ?
- Euh oui très gros projet, mais presque bouclé, justement je le finis là, dis je péniblement en bafouillant. Je suis en 3è année. C’est marrant je t’avais encore jamais vu ici.
- Parce que je suis en géologie, on est un peu décalé par rapport aux bios.
J’acquiesçais d’un air entendu en baissant les yeux, espérant reprendre mon souffle et limiter la progression du rouge sur mes joues. Et là, chose encore plus éprouvante pour ma timidité maladive, il s’est tu en continuant de me fixer, très détendu en sirotant son café bien installé dans son fauteuil. On imagine sans mal ma détresse. Mais, me suis-je dit, ce n’est pas tous les jours qu’un pur canon vous aborde, alors reprenant mes esprits et mon courage à deux mains, j’ai relevé les yeux et l’ai toisé largement à mon tour avec le visage le plus détendu et sûr de moi que j’ai été capable de trouver au tréfond de mon cerveau assailli de neurotransmetteurs.
J’ai du faire mon petit effet car il sourit largement et continua :
- Tu en as encore pour longtemps ? Tu peux peut-être remettre ça à demain ?
- Mh je dirais une bonne heure, si je ne découvre pas de nouvelles erreurs dans ces satanées données. Pourquoi ça ?
- Que dirais tu d’aller dîner ? je meurs de faim.
Il avait dit ça non pas du ton supérieur du mec certain de me mettre dans son lit ce soir, pas du tout. Il donnait au contraire l’impression que c’était la suite logique de ces dix dernières minutes, qu’il avait effectivement faim et c’était tout à fait naturel que je l’accompagne, sans pour autant me faire ressentir la gêne de me faire lourdement et désagréablement draguer. C’est simple, il me donnait terriblement envie d’aller manger avec lui.
- Manger ? Tu veux dire maintenant avec toi ?
- Oui.
- Hé bien c'est-à-dire que… je dois finir ça… et je sors rarement les soirs avec des inconnus aussi…
- Je suis pas inconnu, j’m’appelle Gabriel et on est en fac ensemble. Et tu finiras ça demain sans problème j’en suis sûr. Tu as une préférence ? Parce que je connais un bon kebab en centre ville.
- Euh oui non mais j’adorerais aller manger avec toi mais je n’ai pas de moyen de rentrer à part le bus, et la nuit ça craint un peu et puis avec le froid tout ça...
- J’ai une voiture, je te ramènerai quand tu voudras.
Que dire d’autre à ça ? J’en avais vraiment envie même si je crevais de trouille et il contrait toutes mes excellentes raisons d’éviter les contacts humains.
I'm in your arms, so close to you
But you're so far away suddenly
I just want to be here with you
Or it's me, i'm gone maybe,
Please stau with me forever, or leave me
We are the dramatic lovers
It sounds like a tragedy
Can't be together, can't be separated
It wasn't the good time
And now, just too late
Love and hate, faith and vexetion
Is there any solution?
Could i be confident about us
When you love me half of time
Ma réflexion du moment porte sur deux opinions contraires qu'on m'a exposées vis à vis des relations amoureuses et particulièrement des rencontres. Deux écoles s'opposent apparemment sur la manière de les gérer et j'avoue que ça me perturbe un peu.
Tout a débuté par une discussion avec une de mes amies sur ma vie amoureuse quelque peu désastreuse. Elle même a eu tous les déboires sentimentaux imaginables ces dernières années et est
actuellement dans une relation manifestement épanouissante avec un garçon tout à fait adorable. Et alors que j'exposais ma consternation à propos de ces mecs qui tant qu'ils peuvent profiter d'un
contexte flou sur la relation en profitent pour obtenir ce que leur bite veut et laisser imaginer à la nana qu'elle s'engage dans une histoire passionnelle à souhait, mon amie me répond alors
qu'elle a bien réfléchi à mon cas et qu'elle pense que tous mes problèmes viennent du fait que je n'expose pas clairement mes intentions dès le départ, leur laissant le champ libre pour leur plan
diabolique. Selon elle, il est important de faire comprendre par de subtils insinuations que décidément on n'est pas une fille d'une nuit, qu'on cherche quelque chose de précis et qu'il peut
rembarrer pavillon s'il s'imagine qu'il obtiendra autre chose. Par la suite, alors que le garçon est encore là et que s'ébauche un semblant de liaison, il lui paraît important de demander
clairement et posément au mâle "où on en est toi et moi?". Elle m'a par ailleurs conseillé dans cette période de célibat d'aller draguouiller quelques mecs qui ne m'intéressent pas réellement
pour m'entraîner à la séduction puisque je ne risquerais pas de m'attacher ou attendre plus qu'une discussion dans un bar par exemple.
Ayant moi même réfléchi aux origines de ces désastres sentimentaux, j'avais effectivement remarqué que mon manque de clareté vis à vis de ces jeunes hommes était manifestement un de mes points
faibles et que visiblement, une fille "passionnée et impulsive" était synonyme de nana d'un soir ou même de pute. J'ai donc dans un premier temps acquiescé à ses remarques tout en étant pourtant
dubitative sur les méthodes qu'elle avait employé. Et finalement, j'ai laissé ce sentiment de côté et n'ai plus repensé à cette discussion jusqu'au lendemain.
Le lendemain donc, alors que je rapportais cette conversation à une seconde amie (la panzer), elle m'a avoué que ça la choquait profondément. Pour elle, c'est définitif, pas question de s'entraîner, ou de préciser ses intentions dans les premières minutes, pas moyen d'utiliser des "techniques de drague pour relation saine". Je dois avouer que sous cet angle ... Et puis imaginer que trouver des méthodes pour relation saine, c'est assez illusoire. Les exemples ne manquent en terme d'histoires d'amour qui ont commencé désastreusement ou simplement de manière peu commune, je dirais même que c'est la majorité des cas. Personnellement je me demande comment on peut tomber amoureux en s'enfermant dans un ensemble de code et situations dichotomiques qu'on garde en permanence dans la tête. Ca fait un peu "jme cherche un mari". Je ne dis pas que ça ne peut marcher pour personne, simplement moi je suis trop impulsive et passionnée dans mes relations, les quelques moments où je me permet de me laisser aller et être moi même pour m'en priver. Bien sûr, certains de ces préceptes sont intéressants et j'en essaierai quelques uns. Mais vraiment, je n'envisage pas ça pour trouver quelqu'un de stable. Plutôt s'en remettre au destin et à mon feeling qui même s'ils me font régulièrement défaut, m'entraîne souvent dans des histoires rocambolesques et délectables (du moins au début !).
Envie de me barrer d'ici, d'aller vivre sur une île loin des emmerdes, des obligations, de la routine, des gens, des horaires, des préjugés, du moule qu'on impose.
J'aime tellement vivre au rythme du soleil, ne jamais regarder l'heure et faire ce dont j'ai envie quand j'en ai envie, même si ce dont j'ai envie, c'est de travailler.
Faire ce qui me passe par la tête, rencontrer d'autres âmes à la dérive, et enchaîner les actes stupides et sans conséquences. Juste vivre au lieu de survivre en attendant mieux.
Et ça aussi ça me tue, de savoir que jamais ça n'arrivera jamais, que mes émotions doivent être indéfiniment enserrées jusqu'à étouffer. Que même si je ressens tout ça, ça n'a presque aucune chance d'avoir une raison d'être et que même si ça en avait une, ça ne mènerait à rien.
Because there is a great cold distance between us, between everyone, for ever.
Alors tu y es. Tu sais que c'est un putain d'enfoiré qui t'a brisé le coeur à maintes reprises et tu veux arrêter ça. Sauf que tu ne sais pas comment t'y prendre, ni comment tenir le coup et ne pas replonger.
Mais maintenant l'important est de considérer ce à quoi tu as droit en tant qu'être humain, femme (ou homme hein, cet article est transposable au sexe masculin), individu.
Pour commencer, tu es en droit d'exiger des excuses. Tu vas me répondre piteusement "oui mais il avait toujours de bonnes raisons de me traiter comme ça, et puis il ne m'a pas fait des choses si
terribles...". Mais non. C'est très simple: il avait pleinement conscience qu'il allait te faire souffrir et l'a fait quand même. Il t'a fait mal. Et jamais il ne s'est excusé. Pourquoi tant
d'indulgence pour quelqu'un qui amène tellement de malheur dans ta vie ? Et surtout en quoi aurais tu besoin de ce genre de personne autour de toi ? Il y a des tas de gens là dehors qui seraient
capable de t'aimer telle que tu es, d'entretenir avec toi une relation amicale ou autre qui soit enrichissante et rassurante. A un moment il faut arrêter de se faire du mal volontairement. Alors
à partir de maintenant, il ne pourra oser t'adresser la parole que pour te faire de plates excuses, sinon ce n'est même pas la peine d'envisager un quelconque dialogue. Tu y as droit.
Deuxièmement, en ligne droite avec le paragraphe précédent, il te doit du respect. Aurais tu osé agir de cette manière et aussi impunément vis à vis de quelqu'un d'autre ? A part en lui
manifestant un profond mépris. Mais vu les sacrifices que tu as fait pour lui (même s'il ne les a pas tous exigés, blablabla, ...) tu as malgré tout droit à un peu de considération et de respect.
Oui tu as été en partie responsable de l'évolution de cette situation. Tu en as conscience, tu te repentis. Mais le préjudice est de ton côté, pas du sien.
Et pour finir, logiquement, il te doit de la franchise. Quand t'a t il dit la vérité vraie pour la dernière fois? C'était quand même pas si compliqué de dire que tu ne l'intéressais pas, qu'il ne
fallait pas te faire de faux espoirs et point. Ca t'aurait évité beaucoup de semaines/mois/années de tourments inutiles. Non?
Alors pour conclure, tu as des raisons infinies d'être en colère contre lui, raisons infinies oui, mais pas de l'être indéfiniment, parce qu'à un moment il va falloir passer outre et l'oublier, hein. Mais pour le moment tu dois lui en vouloir, et tu dois te draper dans ta dignité pour te rentrer dans le crâne qu'il ne te mérite pas. Tu aspires à mieux dans ta vie. Et l'homme de ta vie que tu as imaginé dans ta tête, il n'a rien à voir avec lui, rien du tout. Mais pendant que tu perds ton temps avec cet imbécile, l'homme de tes rêves il va peut être te passer devant et tu seras incapable de le reconnaître.
So let's go and move on, you're a fucking goddess and you deserve better.
Dans un cas d'enfoirage affectif, le premier pas vers la guérison, le lâcher prise, est l'aveu à soi même : il se fout de ma gueule, il n'en a strictement rien à carrer de moi, à part peut être
de mon cul. Et ça, la victime a beaucoup de mal à le réaliser. Pourquoi me direz-vous? Hé bien parce que malgré l'attitude de connard que le sujet peut avoir d'une manière générale, il arrive
qu'il y ait certains moments de grâce, des moments incroyables où le sujet fait croire à une sorte d'amour vrai, de prince charmant. Evidemment une fille sûre d'elle et de sa valeur garderait en
tête les affronts et oublierait rapidement les petits morceaux magiques (assez minoritaires il est vrai), par simple lucidité et respect de soi. Après tout pourquoi s'attarder sur un garçon
plutôt gentil mais qui vous met régulièrement dans les dents qu'il a vraiment mieux à faire que de vous accorder de son temps ?
Premièrement, la victime est en déficit d'amour propre / hypersensible / droguée aux films mélo / naïve au sujet des hommes / a une vie quelque peu solitaire (le tout étant non exclusif et non
exhaustif). Elle a besoin d'y croire et ça avant tout pour se prouver à elle même qu'elle le mérite, qu'elle n'est pas nulle, que sa vie n'est pas sans intérêt. Par ennui aussi parfois. Elle
préfère se bercer de douces illusions plutôt que d'ouvrir les yeux sur elle même et agir pour s'apprécier et être fière d'elle. Parce que dans sa passivité excessive, elle tente de s'approprier
un homme qu'elle estime "digne d'intérêt" et qu'elle aimerait être en vérité, pour augmenter sa propre valeur aux yeux de la société et des siens propres. Et il semble que la douleur subie lors
d'un enfoirage affectif soit bien plus tolérable pour elle que le fait de s'autoréaliser et prendre de véritables risques pour être la personne qu'elle voudrait être.
D'autre part, l'enfoiré affectif détecte ce syndrome. Il va par la suite se servir de cet adulation envers sa personne pour regonfler son ego. Dès qu'il en ressent le besoin, il accorde un
semblant d'attention à la victime et se nourrit de l'excès d'intérêt qu'elle lui manifeste. Attitude relativement masculine sans chercher à jouer à la féministe. Il manipule sa victime de manière
à ce qu'elle reste dans l'illusion malgré le refus de s'engager / les disparitions / les autres filles. Il ne fait preuve d'aucun remord, estimant ne pas être responsable de ce qu'il fait naître.
Il poussera même parfois le vice à prétendre ressentir des "sentiments" envers la victime, qu'il ne peut toutefois pas expliquer en détail. Il est vrai qu'il en faut assez peu de sa part pour
entretenir la situation, ce qui est d'autant plus flatteur pour son ego. Puis dès qu'il a trouvé une autre victime, s'est lassé ou encore estime que la victime n'est pas assez "pratique" (pour
tirer son coup régulièrement, ...), il disparaît sans regrets.
Lorsque la victime décide finalement d'en terminer avec cette situation ingérable (souvent plusieurs mois ou années après), elle va devoir en premier lieu affronter une épreuve d'autant plus
difficile pour elle au vu de ses problèmes psychologiques (sans aucune connotation négative, tout le monde en a) : "je ne l'intéresse pas", blessure qui va droit à l'ego déjà fragile. Par la
suite, il faudra résister aux tentatives de reprise de contact de l'intéressé. C'est simple, il revient toujours à partir du moment où il sent qu'il le peut. La moindre faille dévoilée et il
s'engouffre à l'intérieur. Il se montre alors extrêmement gentil et caressant, et la victime trop heureuse d'obtenir ce qu'elle prend pour une preuve d'amour replonge de plus belle dans ce cercle
vicieux. Il faut énormément de résolution de la part de la victime pour s'en sortir.
Toutefois il reste un test assez fiable à réaliser dès qu'on ressent le besoin d'une nouvelle preuve de l'enfoirage, et qui permet d'ailleurs de dépister l'enfoiré affectif sans doute possible.
Malgré ses grandes paroles, mettez le sujet fasse à un mur où il n'a plus aucun choix possible, il doit absolument faire ce que vous demandez, point et surtout n'en démordez jamais (ex :
s'engager, partir en week end avec vous, avouer ses sentiments, désavouer ses sentiments aussi ça marche bien, ... ). Vous lui demandez simplement en réalité d'agir selon ce qu'il vous fait
croire et d'assumer ses dires, ce qui est tout à fait légitime dans votre position non ? Et là invariablement, le sujet va se dégonfler tel un soufflé hors du four, au choix il sortira milles
excuses bidons ou disparaîtra dans la nature. Soyons lucides mesdemoiselles, un garçon réellement amoureux le ferait, lui (ou trouverait une véritable excuse vérifiable!). Conclusion :
ce garçon n'est pas celui qu'il vous faut, définitivement. Et sincèrement, au vu de son attitude, vous arrivez à imaginer une relation sur le long terme avec lui ? (ne trichez pas, ne changez pas
son attitude dans votre projection, laissez le tel qu'il est maintenant) C'est bon vous y êtes ?
Prochain article:
Comment se sortir de l'enfoirage affectif après la prise de conscience.
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