Mercredi 22 avril 2009

Cette école me semble uniquement une accoucheuse de longues et mornes après midi, à la limite du supportable, et qui n'arrivent pourtant même pas à faire jaillir de mon cerveau une étincelle de rébellion. J'en suis à envisager de terminer ma journée en m'arrachant un à un mes poils à la pince à épiler...

C'est une de ces fameuses journées où pourtant on cherche sous ses pieds quelque chose pour faire passer le temps plus vite. Mais rien n'est acceptable.
Aller se promener dans le parc? Mouais. Y a du vent, pis je risque de croiser les Gens.
Composer ou du moins essayer jusqu'à presque y arriver? Bof, j'y arrive vraiment pas, guitar pro est nul, pis j'ai pas ma gratte, il me faudrait ma gratte.
Aller en cours? Pfff j'suis fatiguée, pis les profs racontent des choses inintéressantes, les polys suffisent amplement, alors pourquoi gâcher mon énergie.

Réflexions:

Le premier grand amour est toujours une erreur. Tous les gens ont un premier grand amour raté, catastrophique, douloureux, sans intérêt. Parce qu'on est jeune, insoucient, sans expérience, on se plante sur les sentiments.

Il arrive un âge où on s'épuise à rendre la vie intéressante et on s'enlise alors dans l'immobilité. On attend que les vieux projets à long terme se terminent, on en commence d'autres qu'on aurait pas fait avant. Et on n'a plus le courage de faire ce dont on a réellement envie, parce qu'il faut penser aux conséquences de chacun de nos actes.

Des milliards de choix à faire, et tout à assumer.


Par Psychic Caramel
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Mardi 31 mars 2009
Voilà maintenant 7 mois que beaucoup de choses ont pris un tournant radical dans ma vie.
Je suis avec J. depuis le 3 Septembre exactement, et étrangement, ça marche. Non pas que ça soit étonnant de sa part, mais de la mienne, si, totalement, définitivement.
Je suis à l'ENVL depuis Septembre aussi, la fameuse école dont j'ai rêvé pratiquement toute ma vie (enfin depuis mes 7 ans, ce qui représente une bonne proportion), et que j'y survis plutôt bien.
Des éléments de ma vie ont disparu.
Mon mal-être permanent s'est fortement apaisé au contact de J., je ne me pose pratiquement plus de questions. Quoique de temps à autres ça me rattrape mais rien d'insurmontable.


Je me souviens encore de cette époque trouble où je maudissais les hommes, en choisissais un le plus dangereux possible pour moi, et puis le pleurais jusqu'à en retrouver un autre encore pire. Depuis j'ai radicalement changé ma stratégie. Ou du moins, je me suis faite harponnée par un d'une espèce radicalement différente. Pour preuve, la première fois qu'il m'a vue, il a fait "Waou!" dans sa tête.
Ce qui change aussi, c'est que je n'en veux pas un autre pendant que je suis avec lui, que je ne bousille pas tout consciemment (ou pas) pour pouvoir passer au prochain. J'ai réellement envie que ça marche et je fais des conscessions pour ça. D'ordinaire, au moindre conflit, j'aurais affirmé ma "domination" en révélant mon côté noir et ultra rancunier, puis l'aurais réduit en poussière à coup de piques bien placées. Là c'est moi qui me les prends les piques si je m'amuse à faire ma chieuse pourrie gâtée. Et c'est à moi de calmer le jeu. Enfin d'abord de me calmer moi même (et croyez moi ça n'a pas été drôle la première fois), puis essayer de le calmer lui. J'ai enfin trouvé plus impressionnant que moi en colère.
Autre point primordial : je n'en désire pas un autre. Uniquement lui. Et il me le rend au centuple.
C'est comme si d'un seul coup je m'étais réveillée différente. Mais je ne réalise toujours pas totalement ce que je suis devenue, ou qui.

A côté de ça, entre lui et les études, je fais assez peu de choses pour moi. J'ai repris un peu la gratte sous son influence, mais je sors peu (exilée que je suis dans la campagne du pourtour lyonnais), je lis peu, je n'ai pas de vrai projet (à part mes révisions des exams de fou qu'ils nous concoctent toutes les 2 ou 3 semaines). J'ai comme arrêté de penser. Arrêté toute activité superflue de mon cerveau. Mais est ce que ce n'était pas toute ma personnalité?
Et puis ces éléments de vie disparu, ces deuils, je les ai enterré sous des tonnes de paperasses à l'intérieur de ma tête, pour éviter d'avoir à les faire. Je n'y pense pas, je m'occupe. Sauf que si par malheur l'un d'eux arrive à sortir la tête de la pile sous laquelle il a été enfoui, les larmes me montent aux yeux en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Mais je n'ai aucune envie que tout ça vienne tout faire foirer dans ce que j'ai réussi à obtenir, alors j'enfouis.

Ca va pas durer longtemps, je le sais, mais j'ai encore l'intime espérance que ça finisse par suffoquer et mourir au fond de ma tête.
Par Psychic Caramel
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Mardi 31 mars 2009
The Psychic Caramel reprend du service!
Même si elle n'est plus tout à fait la même, si elle n'a plus tout à fait les mêmes choses à raconter.
Mais les gens changent ils?
Par Psychic Caramel
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Mardi 30 septembre 2008

 - New York Dolls -

J'étais gentiment assise en train de feuilleter le dernier cosmo avec les New York Dolls en fond et un pot de nutella ouvert devant moi quand je me suis soudain dit que les rares personnes qui lisaient ce blog voulaient peut-être savoir ce que mes 3 premières semaines à l'école véto de Lyon m'avaient réservé comme surprise... Et pour les filles, ce que mon histoire avec le guitariste d'un groupe de métal avait donné ^^

Commençons par l'école. Vous n'êtes pas sans savoir que j'ai été donc admise à l'ENVL en première année, et que ma rentrée s'est faite le 8 septembre (et si vous l'ignoriez, voilà! vous le savez maintenant).
J'avais emménagé dans mon appartement du crous sur le campus (en dehors de Lyon) le vendredi, avais passé une soirée en ville avec Elodie et tout plein d'autres gens que j'étais ravie de revoir, et suis donc revenue sur le campus le dimanche soir.
J'arrive donc, et constate que les 3è années (nos Anciens) s'étaient amusés à dépouiller les apparts des 1ère années de leur matelas et autres accessoires, et ce en gueulant le "tayaut poulot" dans les couloirs avec un mégaphone et une sirène. Bien évidemment, comme je débarquais tout juste avec ma valise, j'ai bien été obligée de leur ouvrir ma porte. Bilan: j'ai du récupérer mes deux matelas dans le couloir, tout comme mon sommier, et j'ai perdu un rideau de douche et la douchette qui va avec (sympathique de ne pas pouvoir prendre de douche dans un endroit totalement inconnu). Ils se sont ensuite amusés à nous ballader dans le parc à crottes pr les chiens et à nous gueuler dans les oreilles alors qu'ils se bourraient la gueule.

Le lendemain matin, après m'être faite réveillée X fois par les sirènes qui passaient dans le couloir toute la nuit, j'avais le discours du directeur (adjoint?), j'ai essayé des blouses, me suis faite prendre en photo, et finalement on m'a donné un petit indice écrit pour retrouver par la suite mon Ancien attitré.
En effet, la Kfèt était un vrai champ de foire, avec musique, punch à volonté et tous les Anciens déguisés en personnage de film. Et pour retrouver son Ancien, si on ne connaissait pas Charlie et la Chocolaterie par exemple (comme moi quoi...), on devait demander des indices. La rêgle: un indice = un verre de punch.
Autant vous dire que j'étais bourrée au rhum à 11h du matin. Après ça, j'ai cuvé quelques heures dans mon lit, et suis rentrée rapidos dans ma campagne, sans aucune envie de continuer à ce rythme toute une semaine.

Le dimanche suivant, je reviens à Lyon, alors qu'ils organisaient une sorte de course de "poulot" dans la boue. Je m'explique: les 1ère années sont des poulots, donc ils étaient déguisés en poule et se sont fait arroser de boue et de pas mal d'autres trucs.
Le lundi, début des cours, 8h. Ah non pardon 8h30 nous disent les Anciens. En fait à 8h, c'était plutôt petit dèj à la Kfèt à coup de rouge...

Après ça, j'ai passé deux semaine presque normale, avec des cours fort intéressants et j'ai appris les noeuds du fonctionnement de cette école fort étrange et me voici à ma 3è semaine. Vous connaîtrez les secrets de l'ENVL au cours de mes articles  je pense :P

Au passage, je vous dis quand même que j'ai appris la contention des chevaux, des vaches, des chiens, et des NAC (nouveaux animaux de compagnie). Si si, je sais comment maîtriser un vautour...

Fin de la partie "scolaire"


Revenons maintenant à ma vie amoureuse ^^
Oui, amoureuse, puisque je le suis. Incroyable non? Je passe désormais mes week ends avec ce charmant jeune homme aux cheveux longs (gaucher en plus... dingue), en suis totalement accro, et commence à connaître deux trois trucs en matière de métal. En plus je peux emprunter ses fabuleuses grattes électriques (la fille pas du tout intéressée...).
Vous vous demandez peut être comment on peut passer de "je me tape un mec de temps en temps parce qu'il me plaît et que je veux pas m'accrocher" à "je suis amoureuse et niaise, et j'assume"... Hé bien figurez vous que je l'ignore. c'était une sorte d'évidence, un fait qui s'est imposé à moi considérant entre autres combien je peux être à l'aise avec lui et même heureuse.
Je ne me pose même plus de questions métaphysiques, ni de questions du tout d'ailleurs, je ne déprime plus, je ne draguouille plus. Bref, c'est fort étrange, mais je ne cherche pas à savoir pourquoi.
Un petit truc pour les filles: essayez les "métalleux", apparemment ils sont ultrasensibles et cherchent principalement des relations sérieuses et durables. Pourquoi je ne sais, mais ça a l'air comme ça. D'un autre côté, il faut être capable de supporter d'écouter du métal presque en permanence ^^

Par Psychic Caramel
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Samedi 13 septembre 2008
Si je puis me permettre de vous donner un conseil, ne demandez jamais à assister à une répèt d'un groupe de métal.
Question de survie. Je crois que je vais écouter du classique pendant au moins une semaine pour compenser et que mes pauvres tympans se remettent... Surtout que ça dure depuis ce matin et que non je ne Peux pas passer mon après midi à les regarder répéter... Argh...
Par Psychic Caramel
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Mardi 9 septembre 2008

Mhhh Ghinzu!


La chance tourne parfois. Pour preuve, l'autre jour, en ayant plus qu'assez de tourner en rond avec les mêmes crétins et ayant pris pour résolution de réellement rechercher une relation qui mérite cette dénomination, je profitais de l'option "parcourir" de myspace. J'ajoute donc quelques personnages proches de chez moi, sans grande conviction, quoique j'espèrais pouvoir voir de nouvelles têtes.
Le lendemain, je reçois un mail d'un jeune homme qui habite tout près de chez moi, et qui est manifestement très intéressé par le fait que je sache jouer de la gratte.
(...)
Deux jours après, il m'avoue me trouver charmante et m'invite à boire un verre, chose qui ne m'était jamais arrivée! Je me fais d'ailleurs la réflexion que pour une fois ça commence de manière classique ^^
Le lendemain, un mercredi, je vais donc boire un verre avec lui.
(...)
Le jeudi, je suis déjà totalement accro, et c'est largement réciproque.
(...)
J'ai un copain (je me permet de souligner combien ces quelques mots sont difficiles à prononcer pour moi, et combien ils sont lourds de sens).
(...)
Je dois fêter son anniversaire demain, juste tous les deux, des films et de la nourriture asiatique.

You know what?... I'm happy...

NB: Cerise sur le gâteau, outre ses nombreuses qualités, il est guitariste d'un groupe de métal :P

Par Psychic Caramel
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Mercredi 27 août 2008

- Pascale Picard

Je suis complètement littéralement paumée. J'ai la tête toute retournée et pas moyen de me calmer. Pour preuve, voici mes questionnements actuels:

Samedi dernier, je me rends chez un mec, plutôt mignon, croisé à la fac, et avec qui les choses étaient plus que claires. Rien de sérieux.
Sauf que le dimanche en partant, j'oublie mon keffieh chez lui. Mon vieux keffieh qui sent mon odeur et que j'ai traîné à peu près partout entre les festochs, la plage, Paris...
De ce fait, j'étais un peu comme toute nue sans lui, il est comme un doudou d'extérieur, rassurant, chaud, doux contre ma peau.
Je lui fais comprendre qu'il est urgent que je le récupère, puisque bientôt je vais vivre des situations plus que stressantes.
Pour plaisanter, il refuse, parce que c'est une trace de mon passage, que c'est mon odeur, et puis parce qu'il lui plaît mon keffieg. J'en viens à marchander, et en particulier à lui proposer un autre keffieh pour remplacer celui ci.
Et il accepte. Mais demande à ce que le nouveau sente aussi mon odeur, parce qu'il l'aime. 
Et cette nuit il a dormi avec Mon keffieh.


Qu'y a t il de plus intime, de plus personnel que l'odeur de quelqu'un?
J'ai toujours été chavirée par l'odeur des garçons avec qui j'ai passé la nuit. Et en particulier, lorsque j'avais le béguin pour lui, je tentais de retrouver son odeur sur mes vêtements, de la conserver quelques jours. Mais bien sûr, lorsqu'il ne voulait pas que je m'attache, soit j'évitais de le faire, soit je le faisais en connaissance de cause, en sachant que c'était tout ce qui me resterait de lui et que j'allais souffrir dans les jours qui allaient venir. Jamais je n'aurais osé lui demander un échantillon sur keffieh... C'est trop... intime. Pour moi ça dénote mon attachement au mec à qui je le demande, et seulement quand je sais qu'il partage ce sentiment.
Je sais pertinement qu'on était d'accord sur le fait que c'était pas sérieux. Mais ça me fait quand même poser des questions cette histoire. Et si j'ose en parler, ça prouvera que je ne suis pas sûre du fait que ce n'était rien et que donc potentiellement il se pourrait que je sois intéressée par le fait de ne pas se limiter à ça. Soit en fait avouer ma faiblesse. D'un autre côté, cette requête me dérange si effectivement ce n'est qu'une nuit sans lendemain. Ca me dérange dans le sens où ce n'est pas clair, ce n'est pas ce qu'on avait prévu au départ, c'est trop personnel pour ne rien vouloir dire. Surtout que ce mec est sensé être habitué aux histoires sans lendemain et qu'il est surprenant qu'il se fixe sur mon odeur, puisque rien que ces jours ci, il a eu au moins deux filles dans son lit.
Pour être plus clair: Peut-il s'être fixé sur l'odeur d'un corps ou sur l'odeur de Mon corps?

Et encore plus important: pourquoi diable est ce que je me pose toutes ces questions débilitantes qui ne mènent nulle part, me laissent seule et me font passer pour une chieuse ignoble?
Il faut vraiment que j'arrête les mecs...

Par Psychic Caramel
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Mardi 26 août 2008

Je ne m'étais jamais sentie aussi vidé, aussi orphelin. Un énorme gouffre s'étendait devant mes orteils, et imperceptiblement je me mettais à pencher, et pencher, et pencher. Le vide s'apprêtait à m'absorber. Ou bien c'était peut-être moi qui m'y jetait.
Un main s'est alors posée sur mon épaule, une main froide, légère comme un coup de vent. 
- Tu as toujours été seul. Et tu le sais.
Elle était là, celle à l'origine de tout. Je me retournais. Ses grands yeux translucides me transperçaient de part en part. Et pourtant je me sentais chez moi, en sécurité.
- Personne ne peut être à ta place. C'est à toi seul de le faire.
Je pris une longue inspiration en replongeant mes yeux dans l'inexistant, par delà l'horizon.
- Je suis fatigué d'essayer.
- Tu n'as pas le choix. 
Oui, avais-je seulement le choix. Pouvais-je seulement me défiler. Par moment, on a beau essayer de toutes ses forces, rien ne va. Et on voudrait seulement un peu d'aide. Seulement être sûr que si un jour le monde s'écroule, il nous restera une épaule sur laquelle s'appuyer et pleurer, un corps contre lequel se faufiler et des bras dans lesquels s'endormir sans penser à l'univers entier autour de soi. Le temps de se remettre, d'oublier la douleur. Le temps de retrouver la force de bouger. Attendre que la nature soit propice à ce qu'on esquive un geste vers le dehors.
Ou bien seulement savoir que quelqu'un est là, existe, même si on a pas besoin de lui.
No one.
J'étais tellement fatigué. Devoir toujours prouver que je pouvais le faire. Ca y est, je l'ai prouvé, je suis grand, je n'ai besoin de personne.
Et maintenant? Est ce que j'ai le droit à quelqu'un?

Par Psychic Caramel
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Jeudi 21 août 2008

J'aurais pu aussi choisir Mad World par Gary Jules, ou le thème de Requiem for a Dream. Mais c'était trop déprimant.



Je suis trop naïve. Voilà ce que je dois soigner: Ma crédulité.

Explications:
M., qu'on va appeler... Darko disons, est un de ces types tellement sombres et malsains qu'on ne peut jamais totalement comprendre ses pensées et ses actes. Je ne suis pas très claire, mais je vais vous expliquer ça par les faits.
Darko, alors que manifestement (ce qui signifie "selon lui") était sur le point de rompre avec sa copine, a décidé de me rappeler alors que je menais une vie paisible sur mon île, à ignorer le monde entier et particulièrement lui, puisqu'il m'avait déjà foutu quelques tartes dans la tronche quelques mois auparavant. Ou plutôt, j'avais réussi à oublier mon attirance pour lui depuis quelques semaines, et même oublié qu'il existait.
Il me recontacte donc et commence à mon grand étonnement à me draguer. Par la suite de sa rupture, je me suis prise au jeu. Après tout, j'étais en vacances, à bouquiner et bronzer, et un texto marrant de temps à autre, c'est assez distrayant. Vous comprendrez donc que non, je ne comptais pas m'enticher d'un type pareil.
Petit à petit, la drague devient plus sérieuse, et après un an d'abstinence, je me suis dit qu'un petit tour à Strasbourg me ferait le plus grand bien (au passage c'est une très jolie ville). Et au fil des jours, même si je ne crois certainement pas qu'il pourrait me servir de "copain", je m'attache un peu, ou plutôt je le vois comme un peu plus qu'une possibilité de combler un manque physique. Je lui avoue d'ailleurs au passage (fait important, notez le quelque part).
Ainsi donc, je termine mon mois à l'île de Ré avec un rendez-vous à Strasbourg fixé à la semaine d'après. La semaine passe, les préparatifs du voyage se font presque sans encombre malgré une grève des TER, ce qui ne me réconcilie pas avec la SNCF...
Le vendredi 15, je monte dans un train direction Stras, soit quand même 5h30 de trajet. Arrivée toute somnolente, je suis Darko dans sa voiture, m'accroche nerveusement à mon siège (espèce de jeune conducteur) et arrive dans son appart, un bel appart d'étudiant bien pas rangé (presque pire que moi).
Les rapprochements sont timides, mais j'ai quand même droit à une (presque deux) nuit(s) dans les bras d'un mec, ce qui n'était pas du tout pour me déplaire, vu mon manque affectif. Par contre, les journées sont particulièrement sous le signe de la distance, ce que je mets naïvement sur le compte de sa timidité, quoiqu'il ait lui même impulsé quelques baisers (à noter également).
Deux jours passent donc, et je repars pour 5h30 de trajet inverse le dimanche après-midi, non sans quelques regrets (et non sans avoir oublié deux ou trois affaires, groumpf).
Le lendemain, trouvant la distance textotique et internétique entre lui et moi assez vertigineuse, je lui indique qu'il n'a pas à s'inquiéter, que je suis très loin d'être réellement entichée de lui et qu'il n'y a donc aucun malentendu. Ce à quoi il trouve intelligent de répondre "un conseil t'attache pas à moi".
Flash-back : "tiens c'est byzare ça me rappelle V... et C... et Mickey les Yeux Bleus aussi..."
Je traduis pour vous son discours (j'ai pris quelques cours de cette langue étrange pratiquée par les enfoirés et il me semble que celui ci s'y prêtait): "ouais tu dis que t'es pas accrochée mais t'as pas intérêt, jte signale que c'était juste du sexe alors maintenant va falloir être une gentille fille et me foutre la paix, j'ai une vie trèèès importante et j'ai pas le temps de t'écouter déblatérer tes trucs de fille chieuse".
Re flash-back orageux dans ma boîte cranienne: "Il a osé, cette enflure m'a balladée" (cf article précédent pour plus de détails). Après je peux être paranoïaque mais là, je suis assez sûre de mon coup. Ce n'est pas parce que j'ai dit que je ne voulais pas de véritable copain il y a quelques mois que j'étais partante pour un truc uniquement sexuel. A aucun moment il ne m'a dit qu'il partait sur ça, et à aucun moment il n'a protesté quand j'ai dit que je m'attachais quelque peu.
Je m'énerve donc contre lui, et lui dit qu'il aurait pu au moins me prévenir que c'était un plan Q, et qu'il peut avouer explicitement qu'il ne veut pas de moi (ça m'aide énormément à passer à autre chose qu'on me le dise clairement donc j'y tenais beaucoup). Ce à quoi il répond que non ce n'était pas un plan Q, qu'il ne veut juste aucun engagement (je vois pas trop la différence, si quelqu'un peut m'aider...), et que non il ne dira pas qu'il ne veut pas de moi, qu'il ne voit aucune raison de le dire.
Ce dernier refus, catégorique, peut signifier deux choses. En effet, il est à mon humble avis d'un narcissisme démesuré, ainsi le fait que je continue d'avoir un espoir envers lui, et par conséquent que je continue de m'intéresser à lui, ceci lui plaît énormément. D'autre part, ayant un psychisme assez déconcertant, il peut apprécier de voir quelqu'un souffrir puisqu'il estime lui même souffrir déjà énormément. Ce dernier point semble mêler d'un certain mépris à l'égard de ma naîveté et de ma simplicité de personnalité. Hé oui, je prétends être soumise à des passages de déprime et ne pas être franchement toujours très bien dans mes baskets, mais lui! lui est un véritable surhomme, lui sait ce que c'est que de souffrir (vous ressentez le romanesque de la souffrance là?).
C'est à ce moment là de la discussion d'ailleurs qu'il ajoute un petit topo récapitulatif de sa névrose dépressive, que j'avais déjà bien intégré il y a quelques mois. Pourquoi ce topo? Mais que vient-il faire dans la discussion concernant un plan Q mal défini au départ? vous demandez vous. Aucune idée, si vous avez des suggestions, je suis preneuse.
Après la colère vient la douleur. Je déprime donc assez profondément à coup de Donnie Darko et autre Requiem For A Dream, enfermée dans le noir, incapable de dormir ou de faire quoique ce soit de constructif.
Le jour d'après, m'agitant pour faire le ménage de mon appart, j'ai extériorisé un peu tout ça, et réfléchi sur la situation. Ce à quoi j'ai conclu que je m'étais emportée comme toujours un peu vite et un peu fort, même si j'avais d'excellentes raisons, et qu'au lieu de lui demander perpétuellement les réponses à mes questions sur le pourquoi du comment que ça a pu arriver, j'allais choisir par moi même mon explication à cette histoire, à savoir "c'était un plan Q, il ne veut pas de moi" (oui c'était prévisible :P), ce qui avait pour but de me permettre de cicatriser et passer à autre chose.
Je lui fais donc part par texto de ces dernières choses. D'où sa réponse: "t'as un sérieux problème".
Et là j'avoue... que je décroche. J'ai beau essayer d'inventer l'explication, là elle ne me vient pas. Après tout, si je ne suis qu'une "salope", qu'est ce que ça peut lui faire que je pense ça? Non je dis ça, parce qu'il l'a très mal pris et estime que je n'ai rien à foutre de ce qu'il pense. Ce qui est un peu normal vu qu'il refuse de le dire.
    *Entre temps, j'ai eu une folie capillaire et me suis coupée les cheveux: j'ai donc une frange. Oui je sais, c'est risqué une frange, surtout quand on la fait soi même......*
Par la suite donc, il s'est énervé, a maintenu que j'avais un gros problème, que j'étais barge, et qu'il serait bien que je le laisse en paix (en utilisant un vocabulaire beaucoup plus coloré).

Ainsi donc, je vais beaucoup mieux, ai arrêté de me poser des questions et suis même dans une phase d'euphorie hyperactive assez étrange. Ca ne signifie pas totalement que j'ai enterré cette histoire, mais, du moins pour l'instant, je n'y pense plus. Tadaaaa!

Par Psychic Caramel
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Lundi 18 août 2008


J'ai une incroyable envie de me taillader les veines, de me taper la tête contre un mur, elle qui menace déjà d'exploser tellement c'est douloureux.
Une nouvelle fois, il suffit que j'accorde ma confiance à quelqu'un pour qu'il me poignarde.
Une nouvelle fois, j'ai été une conne finie.
Une nouvelle fois, j'ai été considérée comme une salope qu'on baratine et qu'on s'envoie pour passer le temps.

Que dire d'autre?
Que j'ai une haine incroyable que j'essaye de contenir?
Que je refuse à mes larmes de couler?
Que plus jamais je ne veux m'attacher à quelqu'un?
Inutile...
J'ai mal au coeur, envie de vomir mon dégoût.
Il va bien falloir que ça sorte.

Par Psychic Caramel
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