Dimanche 4 novembre 2007
Oui je sais, la chanson est vraiment trop magnifique pour donner son nom à un article et celui là en particulier, toutefois, je suis en train de l'écouter pour la n-ième fois et c'est plus fort que moi.

Nous sommes le dimanche 4 Novembre, je reprend les cours demain, et ce sans aucune appréhension, je suis reposée, défoulée, quoiqu'il n'y en ai eu que moyennement besoin vu que le rythme fac me convient parfaitement. Dormir quand je veux, sortir si je veux, bosser quand je peux.
Concrètement, demain je revois le brun ténébreux qui m'a promis un verre, et la question est de savoir s'il fera le premier pas ou non. A vrai dire, je suis relativement détendue le concernant. Il me plaît oui, mais rien à voir avec les fixettes que j'ai pu faire avec V., C. ou Théo.
D'ailleurs je me désintoxique de Théo là. J'avais déjà commencé avant cette sombre histoire où je me suis énervée, mais là c'est point final. Oh j'aurai mis un an... Dieu que je suis pathétique. Dieu que c'est un enfoiré. Enfin enfoiré... Disons qu'on a pas la même vision des "relations entre humains" lui et moi. Pour lui c'est "on se marre, on se bourre la gueule" et pour moi c'est "on parle philo jusqu'à 4h du mat!" (notez le "!" qui marque mon immense enthousiasme face à cette perspective, preuve que je suis réellement atteinte).

Oui je sais, je suis très obsédée par ma vie amoureuse ces temps ci. Mais je commence à en avoir marre d'être incapable d'avoir un "copain". Je commence à en avoir marre de ne connaître que des extrèmes. Et puis, j'aimerais pouvoir réchauffer mon lit cet hiver... Et puis m'amuser un peu.
En plus je tourne et retourne dans ma tête combien je trouve H. sublime. Et il faut soigner le mal par le mal. Parce que H. je ne l'aurai jamais. Parce que H., même si elle a rien contre les filles, elle a déjà un copain génial. Snif.
Je me rabat donc sur ma guitare et mes fantasmes. Ce qui me ramène au point zéro puisque jouer de la gratte déclenche une irritation intense de mon nerf siatique droit et que j'aurais besoin d'engager quelqu'un pour me masser le dos une fois par semaine. Mais bien sûr je n'ai pas les moyens, ce qui veut dire trouver un garçon bien gentil pour me masser gratuitement. Et non je refuse d'engager le mec de la fac qui a dragué sans résultats toutes les nanas du campus ou presque... 
Qu'est ce que j'aime me plaindre :P

PS: Au fait, écoutez donc Fiction Plane, groupe du fils de Sting, excellent à  mon humble avis. Ca me donne la pèche, ce qui est rare de nos jours. J'adore Two Sisters et Drink. Bonne écoute.
Par Psychic Caramel
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Jeudi 1 novembre 2007

Résumé de ces quelques jours:

Le week end du 20 octobre, tout a commencé à nouer ce qui allait se passer depuis jeudi dernier. Je proposais à Théo qu'on se voit samedi dernier, et ce avec des problèmes de portable KO ce qui voulait dire ni appel entrant ni appel sortant, ni même texto. Je l'avoue c'était risqué. Et puis je planifiais avec Elodie deux jours sur Lyon qui devaient commencer le dimanche et se finiraient.... on sait pas trop quand.
Le jeudi, toujours pas de réponse de Théo, et comme mon portable avait ressuscité, je lui envoie un texto assassin. Il répond une heure après, ô miracle. Je le rappelle après les cours. Voix sèche, très sèche. 1mn de discussion chrono. En gros, je lui en veux à mort. Je lui en veux d'avoir refusé mon offre, je lui en veux de m'oublier, je lui en veux de m'accorder autant d'importance qu'à un lombric.

Le dimanche, départ pour Lyon. Elodie vient me chercher à la gare, on se jette dans les bras l'une de l'autre, bref tout va bien! Deux possibilités pour la soirée: voir Pano et Rami, ou bien passer la nuit chez H. (la fille la plus sublime au monde que si je devais passer dans l'autre camp, ce serait avec elle) avec son meilleur ami Y. (héhé attention faut suivre avec les initiales).
Finalement, vu les évènements entre Elodie et les deux mecs quelques jours avant, ce sera H. et Y. avec en prime une Elodie déprimée.
On va chercher Y. à la gare, et sitôt vu, sitôt adoré. Le meilleur ami des filles, une peluche humaine, un mec qui vous fait des câlins, vous dit que vous êtes magnifiques, et ce sans aucune ambiguité. Après une soirée allongés sur des matelas à discuter, H. et Elodie se sont endormis sous les massages magiques de Y. (oui il masse divinement bien). Finalement je me laisse convaincre, moi qui n'aime pas les câlins, je cède sous la perspective d'une détente bien méritée. En plus j'avais vu H. presque nue alors j'étais forcément heureuse... On a finalement parlé lui et moi, jusqu'à 4h du mat. Même vision de la vie, même vision de la politique internationale, de l'existence des extraterrestres... Le genre de truc qui n'arrive qu'une fois tous les 10 ans.
Le lendemain matin, petit dèj à consulter le Manuel de Survie. Puis séance glandouille-câlins allongés sur un matelas à patailler comme de vraies filles. H. me montre tous ses sous vêtements affriolants (Ô joie...). Y. me convaint de rester un jour de plus, avec la perspective de rencontrer des Irlandais. (J'envois un texto à Théo lui demandant explicitement de me répondre. Pas de réponse.) On bouge finalement de chez H. pour aller prendre une douche, grignoter un morceau, jusqu'au soir. Soirée avec H., Y. et des amis de Y. dans des bars (dont le Shamrock où on finira cette journée). Je fais la rencontre de A., étudiant en urbanisme, pas mon style de mec, mais toutefois quand il vous parle, vous êtes comme subjugué. Alcool, massage, compliments de Y., bref le pied!
Y. et A. nous raccompagnent finalement à pied jusque chez Elodie, après des embrassades avec H. qui partaient dans le sens opposé. Adieu déesse... 
Le lendemain je rentre pour chez moué, très fatiguée de mes abus en tout genre. Toujours sans nouvelles de Théo. Ma colère monte et je suis à deux doigts de lui sortir des noms d'oiseaux. Le soir, un peu pétée je l'avoue, je tente de l'appeler, j'ignore pourquoi d'ailleurs. A vrai dire, je devais être persuadée qu'il ne répondrait pas. Raté, il rappelle 10mn plus tard. L'air de rien. Comme une fleur. Genre "hey salut ça faisait longtemps". On discute un peu, je ne savais plus vraiment ce que je disais. Il "explique" qu'il ne m'a pas appelée depuis quelques temps parce qu'il s'est attaché à sa copine du moment et que c'est terrrrrible! Moi: ouais. si tu le dis. jpeux pas t'aider. Je lui ai au passage dis qu'il m'énervait, que c'était un connard (mais c'est hélas passé sur le dos de mon état) et lui ai pratiquement raccroché au nez.
Le lendemain matin (midi...), ça me prend. Texto: tu me soûles, me rappelle plu, ça m'enlèvera un poids. Et je vais vous dire un truc: ça fait un bien fou.

Voilà un aperçu de mes frasques, en espérant que ça vous aura diverti.
A suivre...

Par Psychic Caramel
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Samedi 27 octobre 2007
Je suis à cet instant gagnée par la fièvre "Libertines". Et c'est délicieusement booooonnnn........

Tiens maintenant que j'y pense, avant que j'oublie d'écrire dessus, le week end dernier, j'étais au TSB, festival de musique.
Premier soir: les Fatal Picards, énergiques les p'tiots, et les Ogres de Barback, moins mon truc. 
Deuxième soir: Renan Luce (Renan je t'aime, tu as été formidable), Miossec (vieux prétentieux), Adrienne Pauly (la Classe totale!) et La Rue Kétanou (toujours aussi bons).
En bref, Renan Luce est génial sur scène, tout comme Adrienne Pauly que je ne pensais pas pouvoir aimer et en fait c'est tout le contraire, et les Ogres c'est pas pour moi.

Conclusion: Venez au TSB!!!

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Par Psychic Caramel
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Jeudi 25 octobre 2007
Bilan de la semaine:
  -Portable Récupéré
  -Théo envoyé se faire voir
  -Beau brun abordé et rencard accepté après les vacances
  -Bonne soirée abus en tout genre avec copine
  -Boulot abattu
  -Week end à Lyon pour se défouler
C'est y pas positif tout ça?
Par Psychic Caramel
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Jeudi 18 octobre 2007
Je HAIS les gens heureux.
Vous savez, ces gens amoureux ou tout simplement dans un état de béatitude orripilante, ces gens qui arrivent à être content de ce qu'ils ont. A mon humble avis: C'est débile! On ne peut jamais être réellement satisfait de ce qu'on a, on cherche forcément autre chose, on ne peut pas s'en tenir à une situation donnée et se dire "stop, je ne veux plus que ça bouge'. 
Et le pire, c'est que ces crétins en branche (petite précision: là je suis énervée mais certains sont mes amis et donc je ne pense pas réellement qu'ils soient des crétins) se permettent de donner des conseils avec leur air suffisant du "je sais ce qu'est le bonheur". Quelle prétention... Mais eux savent, vous devriez les écouter, si vous les imitiez vous accéderiez au bonheur vous aussi, votre souffrance actuelle n'est que votre faute, vous avez une attitude qui attire les emmerdes, vous êtes un raté, et têtu par dessus le marché... Non, il est interdit de frapper les gens, n'insistez pas, même si vous ne voulez pas aller jusqu'à le (la) tuer; non non...

Puis un jour, comme si Dieu avait finalement décidé qu'il y aurait une justice en ce monde, une saloperie leur tombe dessus, et là leur monde s'écroule. Deux cas de figure alors: ils continuent de croire dur comme fer à leur idée débilitante de bonheur et donc continuent de faire chier le monde autour avec leur immense sourire à attirer les claques, ou bien ils se lamentent sur leur triste sort et, par extension, sur votre épaule alors dégoulinante de larmes et autres substances moins ragoûtantes, et s'étonnent qu'un tel malheur puisse exister. Alors là, une phrase nous brûle les lèvres... Mais bien évidemment il serait monstrueux de profiter de leur souffrance pour assouvir un de vos petits plaisirs bas, n'y pensez même pas. Ce sont vos amis merde! Quoique qu'on puisse leur faire comprendre par des phrases bien orientées, mais il est rare qu'ils le reconnaissent, alors ne vous épuisez pas. Une seule chose à faire, la fermer et écouter leurs jérémiades.
De toute manière, dans quelques temps ils retrouveront le moyen d'étaler leur bonheur nouveau à la face du monde (/des ratés) et tout retournera à la normale. Ils continueront de vous voir en paumé qui mérite son sort, parce que trop stupide pour adopter leur "attitude positive face à l'existence".

Mais ils ont oublié un petit détail: et si on était finalement content d'être malheureux? Je m'explique: quel intérêt un monde sans nuage, sans princesse à sauver, sans monstre à terrasser, un monde de traintrain où seule l'expression de l'émerveillement bouche ouverte est tolérée? 
Et puis, qu'est ce qui dit qu'il n'existe pas des gens qui ne sont pas fait pour être heureux? Des gens programmés pour être torturés, différents, à la masse, et qui auront un tas d'emmerdes qui s'accumuleront dans leur vie, qui, soit, les affligeront, mais qui aussi définiront qui ils sont et les feront avancer.
Non mais c'est vrai, tout le monde n'est pas capable de lire une citation philosophique et de l'appliquer bêtement. C'est nécessaire aussi de vivre des hauts et des bas pour mieux apprécier les moments agréables. Et puis au moins on a des tas de trucs à raconter...
Nous sommes l'incarnation du désir d'absolu, on veut toujours plus, on tente, on prend des risques, on ne tombe pas amoureux du premier type (de la première nana) gentil(le) qui passe parce qu'il (elle) est gentil(le), et par dessus tout on ne déclare pas sans connaître "je suis heureux". Le bonheur ne s'éprouve pas, c'est à la limite une somme de petites joies sur une période étalée, voire un mythe. Et tout ceux qui prétendent l'être méritent des claques pour leur remettre les idées en place (ce serait inefficace de toute façon). C'est ce genre de gens qui peuplent ces horribles pavillons de banlieue avec gosses, chien et bégonias... Un fléau national. Notre cher président (hahahahah) ne pourrait il pas lancer une campagne d'éradication de ces idiots béats? Au moins une chose réellement utile. Et puis de toute manière, ces 50% de bêtats sont responsables de la dépression chronique de l'autre moitié de la population. Alors c'est d'intérêt national. Faisons chuter la consommation de prozac! Distribuons des joints aux dépressifs! (oups j'suis allée trop loin là, j'étais dans mon élan, désolée, je retire...).
Par Psychic Caramel
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Samedi 13 octobre 2007

A ce titre on aurait pu rajouter "Alcohol".
Qui n'a jamais ressenti (du moins pour ceux qui y ont déjà goûté) le délicieux sentiment d'être vivant après avoir ingéré ces substances licites ou non, somptueuses liqueurs de vie. 
NB: Soyons clairs, je ne cautionne pas la consommation de drogues "dangereuses", seulement, je l'avoue, j'ai du mal à comprendre la dangerosité du cannabis. Cette parenthèse refermée, continuons.
La délectable sensation de grisement, le planage totale, le panard, l'extase, le nirvana... Dans cette réalité si morose, le seul moment de pur bonheur "accessible" reste de prendre son pied en buvant ou fumant. Ajoutez un peu de rock et le compte est bon.
C'est quand même terrible de se dire que tant de gens estiment la vie si triste et monotone qu'ils en viennent à se réfugier avec soulagement dans une pinte de bière ou un p'ti joint. La question à se poser reste de savoir si ce sont eux qui ne savent pas exister ou si l'existence elle-même leur pourrit la vie. 
Je l'avoue, j'aime ça. Et pourtant, mon passé de psychorigide était sensée m'en préserver. Je n'aurais jamais touché à tout ça il y a 3 ans. Tout change. Qu'y a-t-il de mal à se faire du bien? Oui bon, d'accord, quelques conséquences pour la santé. Et alors? De nos jours, les jeunes de 20 ans ont sans doute plus de chance de mourir dans une crue soudaine, un ouragan ou d'un cancer provoqué par la pollution que d'arriver à l'âge de la retraite. Autant savoir de quoi on meurt. D'un excès de planage.
Oh et parlons du sexe. Sujet ô combien tabou, et particulièrement de la part d'une fille. Maintenant, expliquez moi le problème? Non sérieusement, j'ai réellement du mal à comprendre. Le but est d'avoir un orgasme, c'est-à-dire prendre du plaisir, et avec une personne consentante, sans aucune réelle conséquence. C'est quand même terrible d'avoir du mal à en parler, à le faire, à l'accepter pour soi même. Est-ce du aux restes de la morale judéo-chrétienne? Non parce que là je vous préviens dès maintenant, on a dépassé ce stade depuis longtemps. Du moment que les précautions d'usage sont prises, le sexe est uniquement du pur bonheur. (... Enfin, quand l'autre sait s'y prendre bien sûr. A vérifier impérativement avant toute tentative)
Dans la société actuelle, on interdit les abus de tout, on interdit les consommations occasionnelles de beaucoup de choses, et par dessus tout on condamne moralement le plaisir.
On doit souffrir, chaque jour, il le faut, et à la limite limite! on vous autorise le plaisir directement lié à la consommation d'un produit issu directement d'une grande firme multinationale (nutella, coca,... et même (surtout)les médocs).
Les open bars sont sur la voie du banissement, l'année prochaine sera placée sous le signe de campagnes massives de dissuasion à la consommation de weed, et les filles qui couchent sont des traînées (inculqué par les parents et la société toute entière depuis le plus jeune âge).
Je n'y répondrai qu'une chose: Révoltez vous, bordel ! (mh je trouve que le "bordel" est bien choisi non?)
Ne vous laissez par contrôler par les Autres, vivez, profitez, et si une bonne cuite de temps en temps vous fait plaisir, alors allez-y! Tant que vous savez ce que vous faites, il n'y a aucun problème à se poser. Et la morale n'est pas une référence absolue, la seule référence est votre conscience personnelle de vos actes et de leurs conséquences. Ne faites pas une chose parce qu'on vous a dit que c'était mal mais parce que vous n'en avez pas envie. Faites bouger les préconçus, les institutions sur des points où ils sont révoltants. Ne soyez pas le gentil toutou bien sage qui a tout compris aux ordres de son maître et obéit au doigt et à l'oeil.

J'ai bien conscience que cet article peut paraître... un peu dingue? Mais je n'encourage pas à la débauche dépourvue de rélfexion, je tiens à le préciser. Mais je m'insurge contre toute cette pression sur nos épaules, qui nous empêche de définir ce que nous sommes et ce dont nous avons réellement envie. Une pression illusoire et bien souvent sans fondement à part une mystification millénaire. Il faut savoir se libérer et exister tel qu'on en a envie. Draguer un mec dans une gare sur un coup de tête, sortir en plein milieu de la semaine et se prendre une cuite, ou simplement fumer une cigarette salvatrice après une journée de frustration.
A vous seul de savoir ce que vous voulez faire de ces quelques remarques.

Par Psychic Caramel
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Vendredi 12 octobre 2007

Comment décrire la musique pour rendre justice à tout l'importance qu'elle peut avoir dans une vie?
"La musique n'exprime jamais le phénomène, mais uniquement l'essence intime, l'en soi de tout phénomène, en un mot la volonté même" Schopenhauer
La musique fascine. Cette sensation incroyable qui subjugue en un instant et qui l'instant d'après n'existe plus, perception d'une émotion toute nouvelle ou encore réminiscence soudaine d'une image passée.

Je l'avoue volontiers, la musique est ma drogue, au même titre que la caféine: une journée sans est inconcevable. J'ai en permanence un petit air dans la tête de manière plus ou moins consciente. Certains mélodies arrivent tellement à me bouleverser qu'il me faut les réécouter encore et encore jusqu'à en avoir la nausée. Comme si la musique me parlait plus que n'importe quelle autre chose en ce bas monde, elle influence mes humeurs au point de me faire passer d'un profond désespoir à une simple joie de vivre. C'est étrange...

Et encore plus étrange, seul le rock me fait cet effet. Je voue un véritable culte à la guitare, et ce depuis toute petite. Enfant, alors que je m'acharnais à faire sonner un piano, je pensais déjà au bonheur de tenir une guitare. Plus tard, j'ai ressenti une sorte de peur d'être déçue, et ce qui m'angoissait était en fait le contact avec cet objet, je n'avais aucune envie que cette sublime chose m'apporte une sensation froide et dure, alors que je la ressentais (ou du moins les sons qui en sortaient) comme délicieusement douce pour mes oreilles. J'ai enfin pris mon courage à deux mains et j'ai sauté le pas. Dieu quel bonheur!...
A mon esprit, les guitares sont douées d'une âme, et résonnent en fonction de leur vie passée, de ce qui les a forgées. Les plus fascinantes sont celles qui ont vécu. En plus d'être monstrueusement belles, elles dégagent une aura, possèdent une émotion intrinsèque.

En nous recadrant légèrement sur le sujet, je continuerai en ajoutant que le rock est une sorte de concept englobant l'indépendance, la rébellion, la force, et toutes les émotions qui méritent la peine d'être vécues: les frissons de bonheur, la sensation d'invincibilité, jusqu'au mythique orgasme musical.
Il y a le punk, le punk rock, l'indie, le hard rock, le métal, le pop rock... Et dans chacun de ces genres, une infinité de ramifications d'émotions à vivre et ce à portée de la main. N'est-ce pas fascinant... Un simple riff, un rythme, ... qui réveillent en vous un volcan d'origine inconnu qui vous obsède et que vous chercherez toute votre vie à revivre.

Hé oui, parce que le problème majeur est ensuite d'arriver à se satisfaire du reste de l'existence, qui n'apporte pas forcément ces sensations. De là naît l'envie incontrôlable d'émotions fortes. On veut vivre, on veut ressentir, on prend tous les risques pour... En bref, on fait de nombreuses conneries. Mais en définitive, on reste relativement insatisfait. Cet état d'esprit créé par une musique particulière varie d'une écoute à l'autre, et finalement le reste du monde ne permet que très rarement de revivre ça. La musique est une drogue, un dragon à chevaucher, et chaque chanson peut être à l'origne d'une infinité de petits dragons successifs et incontrôlables.

Ce que je raconte doit n'avoir aucun sens pour beaucoup d'entre vous j'imagine. Il semblerait que la sensibilité musicale soit innée, et la tendance pour tel ou tel style également. Tenez, moi par exemple, je suis incroyablement sensible aux musique des périodes 60-70's. Raisons? Je l'ignore encore. Mais Bowie, ou encore Led Zep seront les amours de toute une vie.


Suggestions de trip musicaux (ou encore: mes addictions du moment)
Led Zep (tout)
Bowie (71 à 74)
Jeff Buckley (live)
The Strokes (particulièrement Room On Fire (album) et Live is a gas (Ramones Cover))
Girls in Hawaii (Bees and Butterflies)
Happy Mondays
Foo Fighters (Stranger things have happened)
System O f A Down (tout! (ça entraîne la voix... ou ça la casse))

Par Psychic Caramel
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Samedi 29 septembre 2007

Skunk Anansie - Secretly, Hedonism

The Smashing pumpkins - Melon Collie and the Infinite Sadness

Hé voilà, je recommence. Je me raccroche désespérément à un fantasme, totalement codifié d'ailleurs depuis le temps, je refuse de l'abandonner, malgré tout les signes apparents de réalité triviale et dégoûtante qui inondent mon cerveau court-circuité. Même quand il me dit clairement que ma personnalité fait qu'il n'aimerait pas qu'on sorte ensemble, même si je lui plais et qu'on s'entend bien. Oh non, cette fois ça n'atteindra pas ma confiance en moi. Surtout quand on me sort "tu n'es pas assez misanthrope pour moi, tu détestes les gens pour des raisons, même si elles sont futiles, moi non, je les déteste juste parce qu'ils existent", alors qu'on sort avec la première pouf venue et qu'on lui raconte ce qu'elle veut entendre pour arriver à ses fins. Quoique... Quelles fins? Je suis sans doute la seule avec qui il soit allé aussi loin. Et il ose parler de polygamie ou d'infidélité après ça. Mon dieu, avec ses ex, l'un l'autre avaient le droit d'aller "embrasser" quelqu'un d'autre!!! ... C'est assez pathétique non? Les hommes sont assez pathétiques en définitive.

Voyons le bon côté des choses. Les mecs mignons, ça ne manque pas à la fac, et avec de nouveaux amis, de grandes soirées en perspective, j'arriverai peut-être à trouver quelque chose d'"officiel" tout en restant "pas vraiment sérieux". Un truc tout bête, ce fameux mythe du "sortir avec" que je n'ai jamais réussi à atteindre. Pas faute d'avoir essayé et proposé. 
Non, soyons sérieuse. Bossage, copines, alcool, chicha spéciale, et compensation niveau sexe, soit à deux, soit seule. Concentration. A la limite les rugbymen irlandais mais c'est tout. Arriver à m'éloigner émotionnellement de ce Mickey les Yeux Bleus de malheur, à défaut d'un véritable éloignement physique. Passer à un autre fantasme. C'est vrai, il commence à bien faire celui là, un an que ça dure, ça suffit.
Résolution numéro 1: ne plus répondre à son appel hebdomadaire qu'une fois sur .... x. Résolution numéro 2: une fois la compensation sexuelle terminée, s'en tenir à des relations purement professionnelles. Autres résolutions diverses: ne plus dormir chez lui, ne plus prêter attention à son avis concernant une série, un film ou un album, ne plus accorder de crédit à ses "je t'adore"ou ses "t'aurais pas autre chose à me conseiller? t'as toujours des supers idées", lui faire comprendre à chaque coup de tel que je suis passée à autre chose, que j'ai autre chose à branler que passer une heure par semaine à lui parler et surtout qu'il m'énerve royalement avec cette attitude ambigue à la con....
... Il est gonflé quand même, non? Crétin. Je mérite mieux que ça. Le pire, c'est que ce ne sont même pas des sentiments envers lui que j'ai. C'est juste une sorte de modèle préconçu dans ma petite tête qui me fait penser à lui comme l'achèvement d'un rêve, et je n'ai pas besoin de rappeler combien il est dur de renoncer à un rêve. Et ça même si c'est une illusion totale. 
Juste me le sortir de la tête. Juste ça.

Par Psychic Caramel
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Samedi 29 septembre 2007

Soto-heart.jpg Sur Scary Monsters de Bowie

Je dors peu ces temps ci. Je me retourne continuellement dans mon lit pendant des heures avant de trouver le sommeil alors qu'avant d'éteindre la lumière, les baillements ponctuaient les scènes du film que je regardais et les picotements des yeux me faisaient loucher. Mais non. Pas moyen d'arrêter de réfléchir.

Ce qui me turlupine? Le financement de mes (longues) études. On est dans une phase rude, avec les frais de rentrée et tout, et je Dois trouver une solution. Je pense l'avoir trouvée d'ailleurs mais c'est une autre histoire.

Ces temps ci, c'est surtout l'horrible impression que je vais devoir arrêter de rêver et commencer à entrer dans la réalité de l'existence. Arrêter mes études, trouver un boulot et rapidement, me plier à un train-train quotidien chiant à mourir,... me ranger quoi. Fini les vies palpitantes à chasser les images de chauve souris en plein milieu de la forêt amazonienne, fini les voyages au Tibet, fini les mecs mystérieux qui ne font que passer dans ma vie et que je quitte dans une scène digne d'un film de Meg Ryan pour d'autres aventures, fini la fille baroudeuse dont les jours se suivent sans se ressembler aucunement.

Considérez combien ces révélations peuvent être traumatisantes pour une jeune fille comme moi, rêvassant depuis sa plus tendre enfance, et pour qui la réalité n'a jamais été qu'un détail insignifiant dans son parcours intellectuel et comportemental. En fait, je ne vis pas, j'attends de vivre, je prépare, minutieusement, j'envisage. Je ne vis que dans un monde fantasmé, coloré à ma manière, et ce en permanence. Vous savez, les ambiances qu'on vit enfant et dont on se souvient des années après, des impressions, comme dans un film... Hé bien moi, je ne peux pas m'en passer, j'ai besoin d'en recréer dans mon quotidien. La réalité crue, dépourvue de toute magie me donne la nausée.

Sans doute suis je une inadaptée ou un truc dans le genre, mais à vrai dire, je ne vois pas l'intérêt de se contenter d'une réalité fort peu satisfaisante, voire parfaitement déprimante. Métro boulot dodo, bosser toute sa vie, chaque jour, sans y trouver aucun but, aucune justification de son existence, juste manger, chier, fumer un ptit pèt' de temps en temps, boire, se bourrer carrément la gueule, baiser, et recommencer.
Quand j'y pense, j'ai seulement envie d'en finir tout de suite. Parce qu'une vie pareille, je ne vois pas pourquoi la vivre, si on sait déjà ce qu'elle contient.
D'où l'angoisse grandissante quand tous autour de moi se "rangent", se mettent à bosser et à entrer dans le train-train.
J'envisage de bientôt voyager. Enfin je veux dire, si jamais j'ai un peu d'argent devant moi, du temps aussi, alors pourquoi pas un petit périple en Argentine, ou au Pérou,...

Par Psychic Caramel
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Samedi 22 septembre 2007

Me revoilà, après 4 jours de cours de fac de bio, écophysio, évolution, biologie végétale, animale, ...

Et c'est le pied! Apprendre en s'intéressant aux choses, ne pas avoir cette putain de pression, des horaires de malades, juste écouter et retenir parce qu'on aime ça.

Tout ça pour dire que les CM m'ont beaucoup plu, ainsi que le fait que les gens ne vous jugent pas, vous laissent vivre comme vous l'entendez, tout en étant assez sympa pour vous parler et s'intéresser à vous sans des putains d'a priori.

Et puis la ville est sympathique, c'est simple, pas trop stressant, pas trop surpeuplé... 

J'avouerai que moi toute seule dans un appart, dans une ville où je ne connais personne et sans télé, c'est un peu hard. Mais j'ai tellement de boulot avec mes révisions que je fais en sorte de ne pas avoir le temps d'y penser. Et puis les conditions de vie s'amélioreront avec le temps.

Le concours véto, maintenant, hé bien niveau chimie je suis très à l'aise par rapport aux étudiants de fac, niveau bio je m'en sors mais il me manque bcp de cours qui me donnerait le recul et les exemples biologiques en rapport avec mes réflexions théoriques. Pour les maths, il me manque un cours de stats parce que bien sûr les prépa se sentent trop supérieurs pour faire des stats, eux ils font des probas. Pour le reste, c'est tout à fait abordable avec un peu de boulot et de la chance. 

Bref, j'ai du boulot devant moi, mais je ne suis pas dans une période d'angoisse. Pour l'instant.

Sans doute un nouvel article ce soir, moins concret, plus réfléchi.

A plus tard.

Par Psychic Caramel
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