Il me semble que je m'assagis non?
J'ai beaucoup de mal à trouver quoi écrire dans un blog en ce moment.
Ma vie se résume à peu de choses: un peu de chimie orga quand j'ai le temps (pouark), une rupture (:je suis un monstre), des papiers à préparer pour la nouvelle année de ma vie d'adulte
(saloperie), la télé (y a rien à la télé...), des séries achetées à profusion (miam), les chichas, le poids à perdre (oui les filles ont toujours du poids à perdre et vous les mecs
devriez vous en réjouir, ingrats), ...
Je ne me sens vraiment bien que quand j'arrive à plonger mon esprit dans l'épisode de tel série que je viens de regarder, que ma tête tourne et que je la renverse en arrière pour voir le monde
tournoyer autour de moi et qu'un léger sentiment de nausée envahit tout ce corps me semblant si faible à chaque nouveau mouvement.
Non le moral ça va, je ne suis pas du tout dans une de ces phases de neurasthénie profonde que j'accumule depuis quelques années.
Seulement j'angoisse pas mal, quand je pense au concours que je dois préparer, aux nouveaux cours de fac, à la rupture que j'ai moi même provoquée, à la souffrance que je peux engendrer, ...
J'ai l'impression de toujours attendre mieux, ou du moins autre chose, et de finalement ne jamais réellement vivre. Et en même temps je suis incapable de me satisfaire du présent.
La prépa, ma vie amoureuse, ...
Je suis le mieux quand on me fout la paix dans ma petite bulle immobile et que je rêvasse sur une vie totalement fantasmée.
Je suis nostalgique de cette époque bénie où je réfléchissais moins, où je me satisfaisais de mon quotidien, où je me sentais à ma place. Maintenant, c'est le mouvement permanent qui me donne la
nausée, je suis ballotée d'un bout d'une pièce à un autre, je tombe d'une échelle et je suis incapable d'en attraper un barreau.
J'en suis arrivée à un point où je suis presque incapable de supporter quelqu'un trop près de moi. C'est quand je veux où je veux. Incapable de faire des concessions, de supporter l'idée même que
je puisse modifier ma vie pour quelqu'un.
C'est ça l'indépendance? Pas sûre. Pas sûre que ça soit cette phobie du monde autour et surtout la peur de ne pas arriver à accomplir mes rêves, de dévier de ma route, cette route imaginaire,
floue, fantasque.
Et puis cette orripilante tendance à foncer dans le tas, à arriver devant quelqu'un, lui dire mes 4 vérités et attendre de lui qu'il réagisse, puis m'étonner qu'il ne sache pas quoi faire.
Mais parfois j'en ai marre de la frustration, je veux de la franchise, la vérité, tout de suite, ne plus m'encombrer de ces cadres prédéfinis de la société. Je veux vivre à fond, laisser exploser
mes émotions, de manière très égocentrique finalement.
J'ai cette affreuse envie de voir tout ce qu'il y a à voir sur terre, de connaître tout, le plus vite possible, sans vraiment m'y attarder. Rigidité d'esprit?
Oui, les rapports avec les gens m'exposent en permanence à la frustration, à la déception. Alors je m'en détache, je cherche ailleurs dans les périodes où j'arrive encore à croire et espérer, ou
bien je frôle la dépression quand je n'ai plus la force d'accepter tout ça.
Pourtant ne faut-il pas assumer ce que l'on est?
Je ne sais plus. J'assume ou je change? Pour devenir quoi? Est ce que je peux réellement changer?
Moi et mon trou au milieu du coeur, ma peau écorchée, et ma tête qui ne sait plus si elle doit se rendre ou se révolter.